Underground was the only way to survive in the OO's

20 août 2010

Chaton asmatique * Le concept de "drôle" * Sosies peu ressemblants * Baseball

Sufjan Stevens - All Delighted People. Sounds Familyre / Orchard  / Asthamatic Kitty.

Oui je repique des trucs ailleurs, mais je passe à coté de tellement de choses en ce moment que l'Autriche pourrait disparaitre que je ne m'en rendrais pas compte. Et en attendant sans doute une chronique du génial Making Of De "Toro" donc puisque personne ne devrait passer à coté de ce bouquin.

3357571954_1Sufan Stevens est le mec qui avait annoncé qu'il réaliserait un album pour chaque état des USA. Se rendant compte que la tache serait plus ardue que prévue, il s'est rétracté en annonçant que cette déclaration était une blague, me poussant ainsi de douter de son sens de l'humour. En effet, blague: farce, histoire plaisante destinée à amuser. Et je ne vois ce qu'il y a de plaisant ou d'amusant là dedans puisque les deux disques qu'il avait déjà réalisé pour ce projet étaient des chefs d'œuvre (et que par conséquent, nous priver de 58 autres, potentiellement magnifiques, disques n'était pas marrant). Sufjan Stevens s'est donc foutu de notre gueule. "The BQE" n'était donc pas la suite d' "Illinoise" ou d'un autre. L'auditeur avait l'impression de se retrouver dans un conte bizarre ou des lutins le poursuivrait pour lui souffler un joyeux air de clarinette dans le rectum. Et cela non plus n'avait rien de plaisant ou d'amusant (à part pour les Inrockuptibles). Sur la pochette de "All Delighted People" on peut voir un mec avec une clarinette (mais aussi un bébé flippant, une sosie troublante d'Angela Merkel, un vieille dame que j'ai d'abord pris pour Chirac et un mec en passe montagne / masque de catch) et je me suis donc mis logiquement à flipper (d'autant plus que mon système nerveux était soumis à la pression de me faire découper en un tas de petit morceaux de merde sur Ragdoll Avalanche 2). J'ai craint le retour des lutins de la forêt enchantée, je l'avoue. Et puis je me suis pris "All Delighted People" (le morceau) dans la tronche. Et j'ai oublié toutes mes petites déceptions et conflits du passé avec Sufjan Stevens.  Parce qu'avoir un sens pareil de la mélodie ne semble pas humain, parce c'est que parfaitement orchestré, parce que le morceau fout les boules, que tenir 11 minutes sans faire chier un instant ressemble à un petit exploit... La suite de l'EP rappelle la période "Greetings From Michigan" du musicien aux petites pattes. L'ensemble se tient magnifiquement et très fragilement en même temps. Tout semble simple et c'est sans doute pour cela que Sufjan Stevens est une sorte de génie (qui porte des casquettes de baseball, personne n'est parfait) et également pour sa capacité à chanter "I'm tired of life" avec autant d'enthousiasme sans sembler pathétique. L'EP se clôture sur un morceau semi groovy / expérimental / lyrique impossible à décrire mais bizarrement fascinant. Et comme c'est Noël, TROIS morceaux:

Sufjan Stevens : Arnika . Enchanting GhostHeirlmoon

Et comme je suis un connard, je n'ai pas posté le meilleur morceau qui est sans doute "The Owl And The Tanager" mais la vie est dure.

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20 juillet 2010

Cet article ne traitera pas d'un possible nouvel album de Gojira* François Mitterand* Nique le stoner

2060433869_1Julian Lynch – Mare . Underwater Peoples / Olde English Spelling Bee  (2010)

 

Julian Lynch doit fumer de l'herbe. Je ne vois pas comment il peut en être autrement. Il me semble physiquement impossible de faire une musique évoquant à ce point la contemplation d'un ciel bleu et d'une nature harmonieuse sans être aussi raide que François Mitterand (qui devait être sacrément fracassé pour avoir dit ceci: « Comme d'autres le cannabis, on cultive chez nous le vague à l'âme, cette petite drogue douce et délétère ») après un concert des Wailers improvisé chez Lionel Jospin (qui souhaitait, pour mémoire, faire passer une loi encourageant à la dépénalisation de la marijuana). Toujours est il que Julian Lynch ne fait pas du stoner, il n'y a même RIEN qui se rapproche du stoner dans cet album. Et c'est heureux puisque je déteste le stoner (qui est à mon sens une solution de facilité: même un gibbon un tant soit peu habile de ses mains pourrait faire ça). Cette phrase n'aura aucun rapport que ce qui va suivre (comme vous pourrez le constater) et servait exclusivement à me faire détester par une frange de marginaux supplémentaire. Le seul problème fondamental que peut me poser l'album de Julian Lynch c'est peut être la chanson « Ears » et son solo qui malgré un son pseudo crade sonne désespérement U2, la basse est un peu trop funky pour sonner contemplative et les voix rappellent énormément Animal Collective (qui ont engendré un nombre incroyable de groupes où les mecs font des « tshichi tshchi tshchihumBAH ohEohEEooooo tschichiiIiIIIi » à la place de chanter). Le reste donner envie de se prélasser comme un grand prédateur repu au soleil. Il y a des solos de saxophone, des petits trucs électroniques qui passent comme des nuages rapides et grésillants d'électricité. La pochette est hideuse, le titre pourri (et sonne encore plus dégueulasse en français)  mais l'ensemble me donner envie d'aller me balader en forêt (alors que j'en ai peur en temps normal, ces saloperies d'arbre centenaires m'ont toujours fait flipper).

Julian Lynch: Mare / Travellers

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14 juillet 2010

Skateboard * Dugong* Mysticisme * Analyse poussée du concept de "s'en branler" *

Les mecs qui ont inventé le skateboard sont des génies. Et je ne dis pas ça pour plaisanter: ces types ont réussi à trouver un truc qui pouvait occuper toute une partie de la jeunesse amatrice de drogues douces quand celle ci se faisait désespérément chier chez elle. Ainsi elle peut désormais pratiquer un sport (parce que sans déconner ce truc est physique) tout en se défonçant gentiment, se pétant tous les os imaginables et se faisant plus ou moins courser par des rappeurs. Accessoirement les mecs écoutent aussi de la musique (ou en font quand ils sont trop défoncés pour continuer à rouler), ce qui a donné cette abomination de la nature qu'est le skatecore (si chaque genre musical devait posséder un équivalent animalier, le skatecore s'apparenterait à un mélange foireux entre le dugong et le blob). J'ai détesté les skateurs pendant une bonne partie de mon adolescence parce que je faisais du roller et que ,sans explication réelle, la séparation entre les deux clans était assez radicale bien qu'ils portaient les mêmes fringues et écoutent les mêmes groupes de merde (Deftones en tête, Slipknot ensuite: en somme deux trucs qui me les faisait considérer comme des connards bien que ces types fussent mes amis). Ensuite je les ai détesté à nouveau parce que je me rebellais contre mon adolescence. Et puis les mecs de Wavves ont débarqué, sur Fat Possum en plus, et comme un connard je n'y ai pas trop prété attention alors qu'il y avait là tout pour que j'aime ce groupe (ils ont plusieurs fois splité sur scène, une de leur chanson s'appelle "Weed Demon" et le son de leur premier album ressemblait à un tractopelle passait sur une carcasse de métal amplifiée). Je m'y suis mis un peu plus tard et j'ai ressorti ma planche de skate, attendant avidement le deuxième album en me pétant les oreilles (et en me niquant salement les genoux) sur "Beach Demon".

Wavves : King Of The Beach. Fat Possum (2010)


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Deux choses sont particulièrement frappantes en ce qui concerne cet album. La première est que le son est cent fois moins crade que sur le précédent, ce qui m'a tout d'abord déçu mais est tout de même plus reposant (en tout cas pour une majorité d'auditeur puisque je peux écouter du bruit blanc pendant quasiment une heure et y trouver un certain plaisir) . La seconde est bien entendu cette pochette en forme de mix improbable de patchwork péruvien, de conscience d'un autre univers, de mysticisme, de philosophie hippie, de plage californienne, de tacos (en tout cas c'est ce qu'elle m'inspire) et de mauvais goût. Pour résumer j'adore cette pochette. Et le disque en est le reflet assez éclatant. "When Will You Come" est par exemple une tentative de psyché hagard et précédé par "Linus Spacehead" dont le refrain , néanmoins très acrocheur, se situe à l'extrême limite du douteux. Tout l'album suit cette ligne de conduite, la voix tire parfois vers des accents  californiens (comprendre par là "skatepopcore", concept faisant froid dans le dos) mais les compos rattrapent l'ensemble, un peu comme un filet de sécurité pour les trapézistes qui se pétent la gueule.
Des trucs comme "Post Acid" à première vue simpliste se révelent être de très bonnes chansons pop (ce que le premier album tentait de cacher sous un son de motoculteur). Si on à l'impression que le truc part en couille c'est  simplement parce que c'est voulu et pensé ainsi (la musique est un business sans pitié que ne vous laisse aucune interprétation personelles) mais tout cela est très matrisé. Si les mecs s'en branlaient vraiment voila comment ils sonneraient: http://www.youtube.com/watch?v=sRYkIwGQkHs&feature=related . Et même si personne ne demande aux Wavves de faire de l'expé / noise / bruitiste / tradionaliste japonaise leur petit bordel est beaucoup plus organisé qu'on veut bien le penser (je ne dis pas qu'ils sont calculateurs, juste que ce sont des branleurs qui savent ce qu'ils font). Parce que les skateurs sont des gens comme les autres, avec des sentiments et malgré leur goût vestimentaire douteux et leur propension à se rouler sur le bitume on trouve des trucs franchement intérèssants et débordant largement du cadre "ha il fait beau, jsuis stone sur un skate et j'emmerde la société ainsi que mes parents". Comme quoi il y à de l'espoir pour tout le monde...

Wavves : Baseball Cards / Post Acid

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12 juillet 2010

Letters To Emma Bowlcut

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Comme je l'ai répété à de nombreuses reprises ici, Bill Callahan est un génie et mes positions quand à son travail n'ont pas évolué. De toutes manières je suis quelqu'un qui a du mal à changer (et cela même quand le passé me revient comme un tuyau de plomb dans la mâchoire). Si l'humanité devait compter sur moi pour apprendre, tirer des leçons du passé pour son développement futur tout le monde se retrouverait dans la merde. Mais au moins tout le monde aimerait Bill Callahan. En plus de composer des chansons sublimes Bill écrit et on peut d'hors et déjà commander la nouvelle sur le site de Drag City (label de Bill Callahan, Joanna Newson, Bonnie "Prince" Billy...). Je SAIS d'avance que ce truc sera génial et qu'il rentrera dans mon top 10 des nouvelles, dans le cas contraire une partie de moi s'effondrerait comme Mike Tyson face à Lennox Lewis (et je m'étais levé à 4 heures du matin pour voir ce putain de match).

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Summer # 1

UyE85Ainsi donc ce sera le premier article d'un nouveau truc. Pas très nouveau dans le fond, un peu dans la forme. Sur le principe en tout cas tout change mais je me comprends sur ce coup là. Aujourd'hui il fait moche mais sinon c'est l'été, il fait beau et tout le monde est censé être heureux alors deux chansons d'été à écouter les pieds dans l'herbe.

Bon évidement ça fout un peu les boules, n'étant pas trop une personne sautillante cela me semble plutôt normal et voir tous ces débordements de joie, de gaieté et d'insouciance me fout vraiment la gerbe. Ceci dit j'ai appris à mettre les formes donc les morceaux ci dessous ne sont pas du grindcore ou quoi que ce soit pouvant s'apparenter à un porc se faisant torturer avec une perceuse électrique


Sunset : I'm Not A Perfect Person (Looks Like I Fucked Up Again

&

Little Wings: Scuby

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